Carnet de route

Un petit tour vers le Vignemale

Sortie :  Chamonix / Champeix / Grand Paradis du 14/04/2019

Le 05/04/2016 par Thierry

Chouette la semaine prochaine je vais faire un beau circuit sur trois jours du côté du VIGNEMALE et la météo s’annonce superbe… aie-aie-aie-ouille !!! Elle était superbe hier, mais aujourd’hui c’est la cata : pour ce dimanche de Pâques il y a même une icône que je ne connais pas : des gros nuages gris foncés avec des petites boules, voyons voir la légende : « très grosse chute de neige » et il n’y a pas que la neige qui chute, la température aussi et vers les très négatifs… mais il reste une semaine et ça a le temps de changer.
Finalement, Denis nous indique dans son dernier mail fixant l’heure du départ : « neige et météo sont convenables », on verra bien sur place…


Vendredi 17h30 on est tous là, enfin presque parce qu’il faut passer par Châtelaillon pour prendre Yann, puis retrouver les Cafistes de Niort sur l’A10, sortie de Saintes, qui prendront une partie de notre matériel et surtout Sandrine qui doit nous y rejoindre…
Arrivés à Saintes étourdis que nous sommes tous dans la voiture, on oubli de s’arrêter, pas grave… j’appelle les Niortais pour les prévenir qu’ils ne nous attendent pas, on se retrouvera sur la première aire de repos…   mais eux aussi ont raté la sortie et ils sont déjà dans l’autre sens pour revenir sur Saintes où Sandrine les attend….  

1 heure du mat, j’ai des frissons ! Et chacun fait c’qui lui plait… ; Nous on arrive sur le parking du pont d’Espagne, on trouve facilement une place pour se garer… et étaler notre matériel avant de chausser les skis pour rejoindre le chalet du Clot… Le ciel est très dégagé, pour rendre cette petite balade nocturne plus romantique et mieux apprécier le paysage sous le clair de lune : pas besoin des frontales …


Samedi matin le soleil est au rendez-vous sur la terrasse du chalet du Clot, et c’est parti vers le refuge Wallon, 300m de dénivelé une broutille… au début on partage la large piste bien damée avec les skieurs de fond qui foncent et doivent se demander ce qu’il peut bien y avoir dans nos gros sacs à dos…  et bien j’vais vou’l’ dire (sic Monsieur Bismuth) : il y en a qui transporte du chocolat, d’autre des figues ou des œufs (en chocolat bien sûr, c’est Pâques) , et Yann transporte son jean (2kg) et du chocolat pour soudoyer des porteurs…sans succès…
Au bout de la vallée du Marcadau on retrouve le refuge Wallon, le plus grand des Pyrénées construit en 1850 et qui semble, hélas, n’avoir subi aucune modernisation depuis sa création….


On aurait bien aimé gravir le col de la Fâche mais le ruisseau du Marcadau et la météo plutôt maussade ne nous ont pas facilité la progression, progression qui était encore plus compliquée pour Denis dont un des bâtons s’est brisé, ce qui ne l’a pas empêché de descendre avec autant de style que Monsieur Dusse expert en planté de bâtons (au pluriel) … et on est rentré plus tôt que prévu, Alisson en a profité pour se faire strapper les tibias par Sandrine tandis que Denis a utilisé le reste du rouleau pour strapper son bâton ; moralité :
-dans ton sac à dos : des figues, du chocolat et du strappe tu mettras,
-mais le jean, le rasoir et l’aftershave, en bas, tu laisseras


Pendant la nuit un déluge s’abat, comme prévu par la météo, mais ce n’est pas de la neige mais de l’eau… je regarde avec une certaine inquiétude le vieux pot de peinture vide (pour le moment), suspendu à la poutre au-dessus de mon matelas, sensé recueillir l’eau… pourtant la toiture du refuge semble avoir été refaite, elle !


Dimanche matin, on se lève de bonne heure, ça ce n’est pas certain parce que c’est le jour du passage à l’heure d’été alors il est 6h ou 7h ??? Peu importe, ce n’est pas pour se rendre à la petite chapelle posée à côté du refuge pourtant c’est le jour de Pâques, c’est pour partir plein sud vers le col d’Arratille (2527m). Mais après le déluge de la nuit le temps reste très perturbé, il pleut il neige, on est en limite pluie-neige… peu de temps après notre départ le ciel s’éclairci, la vitesse des nuages nous indique que là-haut ça souffle, rapidement le ciel s’est parfaitement dégagé, on passe sur le lac d’Arratille qui est glacé. Du haut du col on a une vue très dégagée sur le versant Espagnol.
On doit contourner les crêtes frontalières pour rejoindre le col des mulets (2593m) puis descendre vers le refuge des Oulettes de Gaube, mais avant il faut descendre dans le vallon Espagnol pour s’éloigner des pentes raides qui ont été chargée par les pluies de la nuit et sont réchauffée par le soleil qui est toujours bien présent, de plus la journée est bien avancée et comme le rappelle Olivier : on doit savoir que… on applique les règles de sécurité.
Après avoir descendu le col d’Arratille on attaque le col des Mulets sous un ciel magnifiquement bleu foncé et magnifiquement transparent … le contraste de ce ciel avec le blanc des sommets est lui aussi éblouissant…. On s’est suffisamment éloigné les uns des autres, sécurité oblige, si bien qu’en s’arrêtant on n’entend plus un seul bruit, pas même un souffle de vent, le soleil est éclatant, c’est le calme absolu, il n’y a que nous dans cette immensité blanche… instant magique…


Le col des Mulets gravi, une petite descente de 400m devant nous et on sera rapidement au refuge des Oulettes ; La neige n’est pas terrible mais on est content de faire un peu de descente, même si on est très nombreux à tomber ; Il ne reste plus qu’un faux plat de 100m pour rejoindre le refuge, il faut mieux prendre un peu d’élan pour éviter de pousser sur les bâtons. Franck, qui a besoin de se défouler, nous fait une belle figure de freestyle : un 360° croisé qui doit s’appeler un cross quelque chose… quant à Cédric il nous fait une figure beaucoup plus simple qui doit s’appeler : the noze in the snow….mais la neige était dure et il faut de nouveau sortir le rouleau de strap pour étayer ses cloisons nasales qui on en pris un coup, avec l’aide d’Annabelle et Sandrine.


Aaah ! Le refuge des Oulettes de Gaube c’est le grand lux, c’est même du cinq étoiles comparé à Wallon… On dîne fasse au seigneur des lieux : le VIGNEMALE, que je décide d’aller le photographier avant que la nuit n’arrive, parce que ce n’est pas certain qu’on pourra le voir demain…d’ailleurs le vent souffle déjà bien fort et les nuages arrivent.
Il n’est que 20h à l’ancienne heure, c’est bien tôt pour se mettre au lit ; Le vent à forci, on se croirait dans une bannette de l’Hermione, on semble entendre les voiles battre contre les vergues mais c’est la toiture en zinc fait des bruits sourds, ça nous berce et on s’endort rapidement… 3h du matin le vent est devenu si fort que le bâtiment semble vibrer à chaque bourrasque comme la toiture, il y a un bruit d’enfer à l’intérieur, ….  On n’est plus sur l’Hermione, on est dans les quarantièmes rugissants…. Après une nuit aussi mouvementée le réveil est dur.


On aurait aimé monter jusqu’au petit VIGNEMALE, ce sera pour une autre fois. On a mis les couteaux pour monter vers le col d’Arraillé sans l’atteindre, Olivier nous fait un cours sur le piolet et les crampons pour retourner au refuge avec les skis sur le dos… puis nous enchaînons par la longue descente vers le lac de Gaube, les isards nous regardent passer sur le chemin fracassé par les avalanches qui nous permet de finir ce beau circuit par la piste du télésiège de Gaube.
On a eu de la chance la météo a été plus que convenable, on pourra revenir dans ce secteur où il y a tant de choses à voir, mais on peut aussi compter sur Denis et Olivier pour nous emmener vers d’autres sommets.

 







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