Carnet de route

Raquettes en vallées d'Aure et de Louron (24-25 /02/2018)

Sortie :  Vallée d'Aure (Saint-Lary) du 24/02/2018

Le 01/03/2018 par BERARD Christian

La vallée d’Aure, orientée nord-sud, rejoint la frontière avec l’Espagne au niveau du tunnel d’Aragnouet-Bielsa. Elle est située à l’est du massif de Néouvielle.

Nous partons à 12 (Audrey, Céline, Christian B., Christian M., Dominique, Elena, Katell, Laure, Laurent, Lionel, Philippe, et Rémy notre chef à tous ! Notre dynamique présidente Nathalie est avec nous mais seulement en pensée, clouée au fond de son lit !), dans le minibus et le Kangoo loués par le club. Nous voyageons désormais incognito, le loueur ayant inexplicablement refusé de remplacer ses stickers par ceux du Caf la Rochelle !

Arrivée vers minuit au gîte d’Azet, petite ferme où nous avons de charmantes voisines : des vaches bien au chaud dans leur étable !

Samedi matin, nous partons sous un grand soleil vers Aragnouet. Stationnement sur le parking du tunnel ; après avoir laissé le minibus en contrebas pour récupération ultérieure, nous entamons une belle montée ensoleillée dans une neige profonde. Le paysage est magnifique, nous croisons des skieurs qui s’en donnent à coeur joie, l’un d’eux accompagné de son chien, qui semble bien à la fête !

Au col (altitude 2517), déjeuner avec vue splendide sur tous les pics alentour. Quelques mots en espagnol avec une randonneuse ukrainienne vivant en Catalogne, et nous partons direction nord-ouest pour suivre une belle ligne de crêtes d’où l’on apprécie le panorama sur les montagnes françaises et espagnoles. Descente assez raide, mais sur de la bonne neige : en déroulant bien le pied, ça passe !

Nous devons atteindre le bord d’un ruisseau (la « Neste de la Géla ») pour rejoindre le chemin qui contourne la montagne.

Le dernier tronçon est très court, mais il ne laisse pas le choix : il faut glisser sur les fesses ! Au programme, rires et culbutes, la plus spectaculaire étant sans conteste celle de notre médecin de bord, Elena !

Nous prenons le chemin à flanc de montagne qui surplombe le ruisseau : après les grands espaces blancs, nous voici en environnement forestier. Cette forêt est coupée par endroits par des couloirs d’avalanche. Pas de risque d’avalanche pour nous aujourd’hui, mais les traversées peuvent s’avérer délicates : sur une pente où le chemin est peu tracé, Lionel, désirant sans doute inconsciemment se rappeler son enfance de lugeur émérite, fait une glissade spectaculaire sur une neige gelée qui le conduit environ 20 mètres plus bas. Rémy a eu beau lui crier de « faire l’araignée » (pour les béotiens comme moi, cela veut dire, en langage raquette : -tenter d’..- orienter la tête vers le haut de la pente, planter les gants dans la neige pour se freiner tout en pliant les genoux pour ne pas accrocher les raquettes sur le sol). Bref, Lionel finit par s’arrêter, sans dommage !

Il remonte la pente très raide sous les encouragements de la foule, admirative de sa forme physique et de sa bonne humeur !

Pendant ce temps, Rémy sort sa corde d’alpiniste, l’accroche à un arbre et commence à faire passer les membres de l’équipe un par un.

Le processus est un peu long : je ne sais pas si je grelotte de froid ou d’appréhension !

Christian (Mengual, bien sûr !) vient à la rescousse en creusant un chemin à la pelle, ce qui permet au reste du groupe de passer. Ouf ! On est heureux de randonner avec des gens expérimentés !

Un peu plus loin, autre passage délicat : un couloir d’éboulis rempli de gros « cailloux de glace ». Marcher là-dessus en raquettes n’est pas facile ; vers la fin du parcours, votre serviteur fait un vol plané heureusement rattrapé par Christian (toujours le même, est-il besoin de préciser ?) et Rémy, lui évitant de chuter plus bas. Plus de peur que de mal !

Retour au gîte pour un apéritif et un repas délicieux et roboratifs : merci aux cuisini(ère)(er)s !

Dimanche : toujours sous un grand soleil, nous partons dans la direction inverse de la veille, vers la Haute Garonne et la vallée de Louron. Après le joli village de Loudenvielle, nous chaussons les raquettes et entamons une très jolie montée à travers la forêt : le soleil perce à travers les branches des sapins couvertes de neige, la montée nous fait découvrir progressivement un ensemble impressionnant de sommets enneigés. On découvre, sur le versant d’en face, la petite station de Peyragudes, qui fut, grâce à ses paysages et son altiport, choisie pour devenir une base afghane (!) pour la cuvée 1997 de la saga James Bond « Demain ne meurt jamais ». Si vous allez y skier, ne manquez pas la piste bleue « 007 » !

(http://www.ina.fr/video/TLC9705061110)

La forêt laisse place aux grandes étendues de neige vierge, sur lesquelles nous progressons en suivant une ligne de crêtes avec montées et descentes sans difficultés. Au fur et à mesure de la montée un panorama à 360 degrés, magnifié par le soleil, se découvre.

A l’heure de la pause déjeuner, le groupe se scinde, les plus motivés décidant de continuer leur progression, les autres les attendant tranquillement au soleil. Tout le monde se retrouve pour une redescente par le même chemin.

La marche de retour nous dévoile une montagne qui change au fur et à mesure de la baisse du soleil, qui accentue les ombres et le relief. Dans la forêt, le soleil joue à travers les branches enneigées des sapins : magnifique !

On sait que dans tout randonneur sommeille un enfant : c’est donc par une bataille de boules de neige, avec un règlement de comptes digne de James Bond entre Laurent et Christian (toujours le même!) que se termine cette superbe journée, avec un timing parfaitement maîtrisé par Rémy.

Une dernière épreuve nous attend : la recherche de bière ! Après une certaine errance, nous trouvons le paradis à Lannemezan : de la boisson et un écran sur lequel le match de rugby La Rochelle-Toulon vient de commencer. Il faut toute l’autorité naturelle de Rémy pour faire rejoindre les véhicules au groupe des fans statufiés devant l’écran où La Rochelle est en train de perdre !

Le match continue dans le minibus grâce au smartphone de Lionel, jusqu’au coup de grâce final : tout le monde pleure !

Arrivée au club à 22h15, un record !

Un excellent week-end : super organisation, super temps, super ambiance ! Merci Rémy !

Dernière minute : dans Pyrénées Magazine de mars-avril, un beau reportage sur...la vallée d’Aure

CLUB ALPIN ROCHELAIS
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