Carnet de route

Vamos a la playa las medias casquetas ?

Le 13/03/2019 par Bastien

Participants : Jean Yves, Anne, Gwen, Cyril, Mégane, Elise, Franck, Manu et Bastien

Samedi 23 : 410m d+ pour 7,7km
Départ de 08h de la Rochelle  avec un arrêt à Yves puis un à Saintes et nous voilà au complet pour cette semaine qui s’annonce chaude et belle (ne cherchez pas la contre pétrie, elle ne fonctionne pas au féminin). Nous arrivons vers 13h au Pont d’Espagne après  une route paisible, quelques pauses techniques et un changement de pilote, pour enfin finaliser nos sacs et enfiler les tenues de combats. Adieu à  la civilisation, Bonjour  à sa Majesté la Montagne.
Nous laissons les remontées mécaniques   puis remontons les pistes de ski de fond et raquettes  durant lesquelles quelques ampoules apparaissent déjà chez certains. Manu se grime  en white face pendant que je tords un bâton, une séance de bricolage s’imposera et cela se fait que commencer.
Nous atteignons le magnifique et ultra moderne refuge de Wallons vers 17h30. En effet  entre le bidet, la tapisserie des années 70 et les toilettes turcs notre cœur balance. Heureusement nous avons été très bien accueillis par les deux gardiens aux  doudounes patchées.
Après le bain de Franck sur la plage naturiste du refuge, la fin de journée se déroule tranquillement à jouer aux cartes, à discuter  et à se choisir un livre dans la bibliothèque porté sur la philo et les classiques (Rabelais, Darwin, Marx, histoire de sexe chez les pompiers…)
Dimanche 24 :1000d+/- pour 5,9km
Réveil 06h45 comme ce sera le cas pour à peu près  toute la semaine. Sur conseil du gardien en chef, nous prenons le départ pour le Pic Pantet (2841m), la neige est ferme, même si le thermomètre a à peine atteint 0°C dans la nuit. Sous la puissance de Gwen, à la première conversion, un de ses bâtons se rompt, puis à la seconde Mégane tombe et alors que Franck vient l’aider, il se prend un coup de split au visage, le voilà bon pour un cocard ! La journée commence bien. La suite de l’ascension se poursuit à merveille, nous mangeons au sommet que nous avons atteint  à pied dans du petit mixte. Enfin l’heure de la descente à sonner, la neige est plutôt bonne puis se ramollit au fur et à mesure de la descente. Les split  boarders  foncent  et rejoint tranquillement par les skieurs. Après une courte hésitation pour s’ajouter une petite montée sur une pente nord, la qualité de la neige incertaine et la promesse d’une bière sur la terrasse au soleil  arrêtent notre décision. Une partie de Deutsch pour certain, une sieste pour d’autre et une soupe pour tous, ainsi s’achève la journée.

Lundi 25 : 1238 d+ pour 15km
Départ de Wallon aux alentours de 8h avec le sac plein pour rejoindre l’Espagne sous un Carmina Burana à tue-tête. Nous évoluons en fond de vallée pour enchainer avec la montée au col-frontière du Marcadau. Le tout exposé Nord, les couteaux sont bien utiles aux skieurs, indispensables aux split boarders. Après une pause à la frontière, le groupe se scinde, quelques uns prennent goût à la pause, les split borders et Franck alias Judas grimpent, planche dans le dos sur le premier sommet à l’Est du col pendant que trois skieurs montent à ski au deuxième sommet (Muga nord ?). A la descente la neige  tôlée du haut se ramollit et devient très bonne. Le point de rejointe se fait à la cabane sur les hauteurs du lac en amont du refuge du soir, le refuge de Bachimana. Nous y effectuons une pause repas Muy Caliente. Nous sommes quatre à vouloir atteindre nos 1000d+ de la journée, on monte donc dans la pente Est du lac et donc exposée Ouest  (on peut tromper 1000 fois 1 femme mais on ne peut pas tromper 1000 fois … heu non …) Nous arrivons à un replat, se pose ensuite la question de la descente , on tente la direct au refuge ou on se la joue plus prudent  avec un retour par le lac… le choix de la prudence l’emporte après un petit vote.( l’unanimité n’a pas été atteinte ;-)  ) . Arrivée au refuge Bachimana vers 15h30,  ha non,  on me dit dans l’oreillette qu’il ne s’agit pas d’un refuge mais d’un palace : prises de courant, douches chaudes (bien heureux ceux qui ont pris une serviette), de l’espace …. Accueil par Carbonita (je vous laisse imaginer sa couleur), le chat à la queue en panache du refuge. Une bière, des parties de cartes de Deutsch de plus en plus sérieuses nous permettent de patienter jusqu'au repas servi à l’espagnole version refuge à 19h30. Des légumes, de la salade et enfin des parts gargantuesques de viande (d’origine méconnaissable, volaille, poulet, dinde cigogne ?, ce sera du porc finalement).

Mardi 26  1250d+/- pour 14km
Réveil matinal (pour le gardien espagnol du refuge) à 07h pour Pico de Tebarray. Après un départ décalé pour retourner chercher mon piolet oublié au refuge je casse l’avant de ma fixation. Un sprint en crampons s’impose pour rejoindre le groupe et leur dire que je ne peux pas poursuivre avec eux la journée et profiter de rester au même refuge le soir pour trouver une solution. Elise, Franck (interprète officiel,  « Ola, que tale ? » , « porque te vas »… ???) et moi descendons vers Panticosa pendant que le reste du groupe poursuit vers l’objectif du jour. Descente jolie mais pas très agréable (neige dure et traffolée). Le gardien du refuge à Banos de Panticosa nous descend très gentiment en voiture jusqu’à la station. Un loueur nous remplace l’avant de la fixation et nous prend quelques (un peu trop) sous, aïe aïe … mais je peux poursuivre l’itinérance, ouf ! On remonte tranquillement au refuge de Bachimana après avoir bien remercié notre chauffeur (il nous a épargné 8km et 500d+/- sur route en chaussures de ski). Arrivés au refuge on annonce la bonne nouvelle et patatra !  Manu a cassé sa fixation (la barre en alu de la fix Diamir) en arrivant au sommet  d’une pente bonus (la même que la veille) Après un peu de tergiversation sur la suite à donner, s’ensuit une séance de bricolage à faire pâlir  MacGyver, de Manu, Anne et Jean Yves. Le brevet a été déposé devant la curiosité des espagnols.

Mercredi 27 1156 d+ pour 18km
 On charge la mule vers 07H45 pour une longue étape  et un retour en France par le passage de deux cols : le col de Letrero et le col des mulets. Depuis Bachimana, on remonte au nord avant de bifurquer vers l’est, on longe en devers (au bonheur des split boarders) un lac tandis que Cyril élimine l’option et préfère l’itinéraire en contre bas, sur le lac. Bien lui en a pris il est rejoint par le reste de l’équipe par la suite.  On fait face à un petit  vallon au pied du refuge XXXXX , belle pente raide étroite avec de la neige bien dure, certains passent en crampons, skis dans le dos, d’autres en ski avec ou sans piolet pour assurer les conversions. Une nouvelle traversée de lac s’ensuit, puis un désaccord et des doutes sur l’itinéraire ainsi que le choix du col interviennent. La bonne décision est prise et on atteint l’étroit et très esthétique col de Letrero avec le soleil. Jusqu’à présent le montage crampon ski de Manu tient bon à la montée, reste à voir à la descente …
Toujours en Espagne, la descente est assez raide dans un premier temps (Manu est alors à pied pour épargner son matériel, trop de puissance sinon) puis une longue traversée pour rejoindre le fond de la vallée. Manu chausse et passe la certification du montage à la descente avec brio. Pause repas sur l’herbe au creux de la vallée  après avoir serpenté autour des langues de rocher ; le soleil et les températures élevées ont fait leurs œuvres dans ce secteur. Dans le viseur le col des mulets nous apparaît assez impressionnant mais ne nous décourage pas, bien au contraire, la neige est bonne ! Arrivés au col, petite escalade sur la crête pour  le plaisir pour les premiers et sur une proposition réjouissante de Gwen,  quatre membres du groupe redescendent côté espagnol pour profiter de la qualité de la neige. Et on finit la journée par le rejointe du refuge des Oulettes de Gaube avec une descente dans la soupe d’un côté et sur du béton de l’autre. Emplacement magnifique pour ce refuge, on peut profiter d’une impressionnante vue sur la face nord du Vignemale avec  les glaciers attenants et  repérer notre itinéraire du lendemain pour le petit Vignemale. Dans ce refuge non gardé assez confortable, Gwen se charge du feu pour que l’on puisse passer une soirée au chaud, en particulier pour ceux qui se sont congelés dans la piscine du refuge (ruisseau de 10 cm de profondeur), qui sera également notre source d’approvisionnement d’eau. Après quelques coups de scie, on passe aux choses sérieuses, on entame une nouvelle partie de Deutsch avec de nouvelles règles pour contrer le roublard de Gwen (qui ne veut jamais toquer) ! Chacun son tour (ou presque), on passe aux toilettes  armer de notre pelle pour admirer un ciel pur avec une voie lactée bien lumineuse.

Jeudi 28  1000d+ 1700d- pour 15,5km
Un petit 3000 pour la forme, voilà l’objectif (petit Vignemale) de ce dernier jour. Manu et Mégane restent au refuge (on vous a dit qu’il était confortable ce refuge !) et agrémentent la matinée par une balade sur le marais entre le refuge et le Vignemale. La première partie de la montée se fait de suite à l’ouest du refuge, donc à l’ombre. La neige est ferme, notre montée efficace.  On traverse ensuite pour rejoindre l’aplomb de l’hourquette d’Ossoue après quelques conversions et l’apparition du soleil, il nous manquait. L’assaut final du petit Vignemale commence, il se défend bien le bougre ! Nous atteignons le sommet en ski malgré nos doutes sur l’enneigement vu de l’hourquette. On effectue la descente en passant au pied et à l’ombre du majestueux et impressionnant Vignemale. En petite forme Elise préfère une descente en crampons, le reste de l’équipe en ski ou snow dans une neige pas facile et un passage chaotique dans une coulée d’avalanche pour enfin rejoindre le refuge. Après un repas en terrasse aux Oulettes on entame la descente tous ensemble mais très vite on se disperse sur un itinéraire à choix multiples mais qui mènent tous au même endroit ; certains préfèrent la rive droite d’autre la gauche , l’essentiel  traverse sur des ponts sauf un irréductible  les pieds dans l’eau (n’est ce pas Gwen ;-) ) et enfin les plus téméraires (ou fainéants) tentent la traversée de lac de Gaube plus ou moins gelé (plutôt plus que moins) , les plus prudents quant à eux assurent le passage au dessus de la rive. Une dernière et interminable traversée en faux plats montants (sans les peaux)  nous est imposée par JY pour atteindre une piste et rejoindre la civilisation après une semaine de rêves. Sur ces quelques centaines de mètres de piste à la pente aseptisée, on a l’impression de voler !
Merci Jean Yves pour l’encadrement, merci à tout le groupe pour m’avoir accueilli parmi vous.

 

CLUB ALPIN ROCHELAIS
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