Carnet de route

White cabbage a Arista Peret ...

Le 08/06/2019 par Candy et stephen

Pour cette sortie de quatre jours, l’aventure commence le mercredi soir au camping de Sarracolin : les bouchons rencontrés sur la route nous forcent à monter les tentes vers minuit à la frontale. Le lendemain vers 8h, direction la Pène de la Soula pour une session terrain d’aventure. La marche d’approche n’est pas des plus faciles : elle se termine par un long pierrier escarpé qui nous dispensera de tout échauffement ultérieur ! Arrivés au pied des voies, nous formons trois cordées de trois (Bruno, Jean-Yves et Candy / Anne M., Thierry et Brigitte / Sylvain, Anne D. et Stephen) avant de nous séparer. Le départ de la cordée emmenée par Sylvain s’avère difficile : le rocher est cassant, les prises rares, la voie difficile à lire… Après deux tentatives et des complaintes explicites de notre premier de cordée, nous réalisons que cette voie n’en est pas une et que l’objet de nos recherches se trouve quelques mètres plus loin sur la gauche… C’est en effet bien plus facile. Sur six longueurs de niveau 5a/5b, notre itinéraire nous fait passer par quelques spots très végétaux, mais également par une belle dalle ! Après la troisième longueur, nous retrouvons la cordée d’Anne M., Thierry et Brigitte. Pour eux aussi, le départ a été difficile, péteux et végétal. Nous nous lançons ensuite dans une belle fissure assez facile. La grande voie se termine par une arête sympathique avec vue imprenable sur les massifs environnants. La cordée de Bruno enchaîne 5-6 longueurs allant de 5a à 6a sur un rocher des plus agréables ; une roche solide et rugueuse, de belles lunules et cannelures rendent la grimpe très agréable malgré deux crux dans une belle dalle. Arrivés en haut du premier éperon, un dilemme se pose à nous : continuer avec deux longueurs ou redescendre ? Etant donné que nous avions des difficultés à identifier le départ de la voie et que les deux autres cordées arrivaient au sommet de leurs voies, nous avons choisi de redescendre. Les trois cordées se retrouvent dans une belle clairière pour un déjeuner bien mérité avant de tirer deux longs rappels et de rentrer au bercail. Pour notre part, une première expérience en terrain d’aventure réussie !

Le deuxième jour, le groupe se rend à Suberpène. Suberpène rime avec… couenne ! En effet, le secteur jardin ne propose qu’une seule grande voie. La plupart des autres voies se composent d’une ou deux longueurs. La cordée formée par Bruno, Brigitte et Stephen s’engage dans la grande voie de quatre longueurs. Le début est assez simple : lunules, bacs et bi-doigts. Niveau 5b. Cependant, la troisième longueur se corse un peu, du 6a dans une dalle où les monodoigts sont de rigueur ! En attendant, les deux autres cordées grimpent trois à quatre voies d’une à deux longueurs, dont « Jardin d’hiver », 5b et « Les bottes à Nick », 4c et 5b. Hormis les chenilles et les orties, le rocher calcaire est agréable et les prises bonnes ! Retour au camping vers 16h pour démonter les tentes, quitter le camping et passer en Espagne où la « cerveza » longtemps désirée sera enfin bue !

L’objectif du samedi est Arista Peret, une arête à propos de laquelle les topos sont laconiques… Cette fois, les trois cordées sont censées passer les unes après les autres dans cette grande voie de sept longueurs en terrain d’aventure. Si le début de la marche d’approche s’effectue dans un joli sous-bois ombragé, il faut ensuite traverser un long pierrier abrupt pour arriver au pied des voies. Assez physique, donc. La première cordée se compose de Bruno, Brigitte et Jean-Yves. Les difficultés se font sentir dès les premiers mouvements : rocher cassant, solidité des coinceurs incertaine… La deuxième longueur sera celle du chou blanc, alias White cabbage à Arista Peret : après avoir cherché des solutions en vain, Bruno décidera de redescendre, estimant cette voie trop dangereuse pour le groupe. Les deux premières cordées tireront un rappel depuis le premier relais. Suite à cet échec cuisant, Bruno et Brigitte décidèrent de rester sur place pour faire un peu de bloc, tandis que le reste du groupe partait affronter le reste du pierrier, espérant atteindre la crête. Nous déciderons finalement de faire demi-tour, car le sommet nous paraissait incertain… En guise de consolation, le groupe prendra un apéro fort sympathique au bord du Rio Yaga, qui coule au pied du camping.

Pour le dernier jour, direction Revilla, un site d’escalade en couenne, idéal pour finir ce super séjour tranquillement. Pas de marche d’approche, secteur ombragé en début de journée, beau rocher calcaire orangé offrant de bonnes prises, voies très sympas dont quelques-unes en dièdre ; ceux qui le désiraient ont pu s’essayer à la tête. Après quelques heures de grimpe dans une ambiance conviviale et détendue, retour au minibus pour entamer la route du retour.

Nous sommes rentrés avec des paysages plein la tête, de très beaux souvenirs et l’envie de repartir !

Stephen & Candy

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